La Paix de Dieu vous gardera
Un témoignage sur la paix que Dieu me permet de vivre dans le tumulte de mes difficultés.
Je me trouve dans une situation assez irrégulière qui m’a valu des jours de stress permanent et des soirées arrosées de larmes. Voilà : en fait, j’ai passé des concours pour intégrer le Top 5 des Grandes Ecoles de commerce françaises. J’ai été retenu dans 4 écoles sur 5. J’étais très heureuse, car j’avais travaillé très dur pour y arriver et essuyé plusieurs refus auparavant. Cependant, j’étais aussi consciente d’une difficulté majeure : le coût de ces années de Master.
Auparavant, j’avais vu que plusieurs écoles de mon établissement précédent avaient bénéficié de bourses de l’Etat pour passer leur scolarité sereinement. Ils étaient un peu la “pupille” de notre Institut (considéré comme le meilleur du pays). Alors, évidemment, j’étais presque certaine qu’il me fallait juste y arriver et que le volet financier ne serait pas un problème.
Après beaucoup de difficultés dans la démarche (je devais d’abord payer des frais d’inscription très élevés, obtenir mon VISA et ne pas repayer mon billet d’avion une troisième fois car la seconde fois, mon VISA n’était pas disponible, bref, longue histoire), je suis arrivée en France avec le soutien de mes parents.
Nous étions conscients que cela était au-dessus de nos moyens mais nous croyions que tout se passerait comme prévu, exactement comme tant de personnes avant nous, et qu’ils n’auraient qu’à me soutenir pour les dépenses du quotidien.
Mais voilà, tout a été bouleversé. “Vous ne figurez pas sur la liste des étudiants boursiers”.
Nous étions 15, et seuls 3 avaient eu la bourse. La raison ? Les dossiers de candidature n’ont pas été déposés à temps.
Je ne me souviens plus des dates exactes, mais nous avons obtenu nos résultats d’admission quelques jours après la date limite de dépôt des dossiers. Sans la lettre d’admission, il était clair que nous ne pouvions lancer aucune procédure. Du coup, notre école s’était elle-même chargée du dépôt et des négociations, raison pour laquelle nous avions cru que tout irait pour le mieux. Aussi incroyable que cela puisse paraître, même nos dossiers n’avaient pas été retrouvés dans la base de données du Ministère en charge des bourses. Nos dossiers ont-ils réellement été déposés ? Comment ceux qui avaient fait la demande comme nous avaient réussi à obtenir l’aide étatique ? Nous l’ignorons.
Je suis heureuse pour eux, mais j’aurais clairement voulu faire partie des heureux gagnants. Conclusion, je me retrouvais dans un pays étranger avec une école qui me serrait le cou en m’obligeant de payer des fractions de scolarité énormes.
Cette période a été le summum de l’éprouvant. Je ne connaissais personne qui puisse être le garant d’un prêt à XXXXX euros, les banques refusaient de nous donner des prêts de petits montants sans garant ou sans titres de séjour pluriannuels, la scolarité de l’école nous relançait chaque 10 mois et bloquait tous les accès (aux cours, aux ressources, à l’école, TOUT) après un mois d’impayé, le loyer n’était pas énorme mais était à payer chaque mois, je ne parvenais pas à trouver du travail, je ne parvenais pas à trouver de clients pour mes initiatives personnelles.
Je me sentais impuissante et, dans le froid annonçant Décembre, mes larmes me réchauffaient le visage.
Par moment, je regrettais. Pourquoi ? Parce que le terrain était plus difficile qu’il n’y paraissait, vu de l’extérieur. Parce que j’étais sur le point de signer un CDI dans un cabinet où j’aimais travailler avant de m’expatrier. Parce que ce pays me semblait froid et hostile. Parce que ma famille et mon fiancé me manquaient. Parce que je ne percevais pas encore le plus que devait m’apporter cette école de commerce. Les recherches d’emploi étaient ardues - je ne voyais pas le poids du nom de cette école - les cours étaient bien, mais voilà, et je ne comprenais pas pourquoi je payais aussi cher. C’en était si déroutant…
Mais là, je me suis rappelée du fait que Dieu m’avait envoyée ici, et j’ai pensé à tant de situations surprenantes qui m’étaient arrivées, suivies de “miracles”, que je me suis dit que ça devait réellement être le cas. Je ne devais pas être là par hasard.
Chloe୨♡୧ - Pinterest
Sur 3 ans, j’avais essuyé 3 refus. En dernière année de Master dans mon pays d’origine, j’avais commencé à me demander si c’était nécessaire de réessayer. Je me demandais alors “Qu’est-ce que tu veux aller chercher dans ces écoles ?” et je répondais:
Le réseau international
Un poids supplémentaire sur mon CV pour intégrer tel domaine
L’opportunité de découvrir le monde, de nouvelles cultures.
Cependant, j’étais épuisée par la lutte et par ces concours hautement sélectifs. Un jour, en Décembre 2024, j’ai décidé d’en parler à Dieu. Je lui ai proposé un jeu un peu loufoque. En ce moment, mon LinkedIn était ouvert sur mon smartphone, posé sur la table. J’ai récupéré le téléphone et j’ai fait cette prière : “Seigneur mon Dieu, s’il faut que je retente les écoles de commerce, fais qu’en scrollant, la 5ème publication soit de l’une d’entre elles. Dans le cas contraire, fais que je tombe sur la publication d’un cabinet de conseil.” Eh bien, vous pouvez imaginer ce qu’il s’est passé : la 5ème publication était effectivement de l’une de ces écoles. J’ai douté, et j’ai proposé de rejouer : le Seigneur m’a semblé ne pas insister si je ne croyais pas en ce que je venais de voir.
Ces paroles sonnaient dans mon esprit : “Ca peut juste être une coïncidence.” “Peut-être que c’est dans ma tête.” “J’essaye de me convaincre que ces deux faits sont liés, alors que probablement non.” mais cet évènement m’avait sorti de mon hésitation, et j’avais décidé de candidater sans pour autant m’y mettre à 10 milliards % comme les premières fois.
Je devais passer un test d’aptitude aux études de management. Il me fallait m’inscrire avant le test ; ça, je le savais. Pourtant, malgré toute la précaution dont j’avais fait preuve, malgré mon inspection détaillée du site internet, je n’avais pas vu un petit bouton sur lequel, lorsqu’on passait la souris, on voyait “qu’il fallait avoir finalisé l’inscription 5 jours avant le test”, soit avant le lundi soir. Rebelote, je l’avais découvert le mardi matin alors que je venais payer mes frais d’inscription. Ce mardi, j’étais à mon stage et, les yeux pleins de larmes, je me suis dirigée vers les toilettes ou j’ai pleuré un peu. J’étais cooked. Sans ce test = pas de candidature, alors que si je n’étais pas prise cette fois, je n’aurais plus aucune chance d’avoir la bourse (c’est marrant maintenant que j’y pense… bruh).
Lorsque je suis sortie de là, déterminée à ne pas me laisser abattre, j’ai commencé à chercher des solutions. J’ai balancé des mails à la structure organisatrice, mais ils m’ont dit que rien n’était possible. J’ai envoyé des messages à qui je pensais pouvait peut-être m’aider, j’ai inspecté mes mails, et je suis tombée sur le mot d’une dame qui m’expliquait “qu’il y avait un équivalent du test qu’on pouvait passer si on ne se trouvait pas dans une ville où il y avait un centre d’examen”. Le mail de cette dame était pile-poil la réponse à ma situation. Après quelques échanges et de l’attente, c’était acté ; ils avaient accepté. Des jours plus tard, j’avais alors passé le test et j’en étais sortie avec un bon score. Sauvée in-extrémis.
Il y a ensuite eu plusieurs situations similaires où je m’étais retrouvée dans des situations me semblant sans issue, où j’avais eu peur, un peu pleuré, puis des solutions s’étaient présentées à moi et je les avais saisies. Je me sentais sauvée à chaque fois que cela arrivait et cela m’a donné le sentiment que probablement, ce n’était pas fortuit. J’étais - et je le suis toujours - convaincue que c’était l’œuvre de mon Père, à qui je criais à chaque fois, et qu’Il me répondait.
“Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.” Jean 14-13
“Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira.” Matthieu 7-7
C’est comme ça que j’ai pu rassembler la somme nécessaire à mon inscription, obtenir mon VISA 4 heures avant d’arriver à l’aéroport. Et même ici, chaque mois, lorsque tout me semblait perdu, une solution finissait toujours par arriver.
stuff Kae - Pinterest
Mon Père me soutient et Il m’aime. Il ne me laissera jamais tomber. Il n’a pas dit que la vie serait facile, mais qu’elle serait moins difficile avec Lui à mes côtés. Grâce à Dieu, que j’aime de tout mon cœur, bien que ce soit encore difficile, je ressens en moi le plus grand des cadeaux: Sa Paix.
A l’heure même où j’écris ces mots, je ne sais pas comment nous réussirons à payer tout ce qu’il y a à régler, mais je me sens heureuse.
Je me sens légère, libre, capable de voir la beauté qui m’entoure.
Mon esprit n’est plus embrumé comme il y a quelques mois: les nuages gris font place au soleil. Bien sûr, certains jours, l’inquiétude essaye de percer ma ligne de défense : mais je la chasse avec mon Espoir et surtout, ma Foi en ce Dieu contre qui rien ni personne ne peut rien.
Je fais de mon mieux: je vends mes services, je cherche toujours du travail, j’étudie et je cherche mon stage. D’ailleurs, j’ai une cliente avec qui je gagne un petit quelque chose en attendant. Mais voilà, je me bats comme je peux, je ne perds pas de vue mes objectifs et je rends gloire à Dieu pour toutes ses merveilles dans ma vie, pour son soutien indéfectible, pour son amour pour moi et sa présence lorsque je me sens seule.
Je sais pertinemment bien qu’il y a plein de choses que je ne contrôle pas ! Alors si je fais mon maximum, à quoi bon m’inquiéter ? Qu’est-ce que l’angoisse et l’anxiété changeront à ma vie actuelle, sinon à me rendre malade ? Rien !
“Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.” Philippiens 4-6.
“Et déchargez vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous.” 1 Pierre 5-7
Alors, je confie toutes ces choses que je ne peux gérer à mon Père, qui m’observe et me guide sur ce chemin obscur.
Il est ma Lumière, mon Berger et moi, je le suis et j’ai confiance en Lui.
Hink Hinkle - Pinterest
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J’avais à cœur de faire ce témoignage depuis longtemps (j’ai bondi sur l’occasion de ce Mercredi Saint pour le faire) et, maintenant qu’il est écrit, j’espère qu’il fera écho en toi. Si tu vis une difficulté, sache que notre Père te voit. Crie à Lui, parle Lui et demande Lui ton soutien. Il est là pour toi et avec toi.
Dieu t’aime.
Ecoute cette chanson, ça te fera du bien: Cast your cares - Guvna B



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